Impressions et images de voyages

Indonésie, Sumatra, émotions et terreurs primitives

                COULEURS  

  SOURIRES      

                                                  

                                       INFINIS       

RENCONTRES              

     

Page précédente Page suivante

 

 
carte Indonésie
17 500 îles dont 7800 seulement portent un nom. L'Indonésie est un pont entre l'Asie et l'Australie, un chapelet d'îles dont les noms résonnent comme d'exotiques terres lointaines : Bornéo, Sumatra, Java, Sumbawa, Komodo, Papouasie...
 
C'est aussi une nature violente et sauvage, volcans colériques et forêts vierges que la déforestation galopante menace. Cà et là, des tribus vivent encore à l'âge de pierre, certaines refusant tout contact avec le monde civilisé, d'autres n'ayant tout simplement pas encore été découvertes, notamment en Papouasie.
Le pays possède par ailleurs une faune extraordinaire : tigres et rhinocéros de Sumatra, éléphants sauvages, dragons de Komodo, oiseaux de Paradis et bien entendu, le célèbre orang-outan.

C'est en bateau que je traverse le détroit de Malacca depuis la Malaisie. Après Kuala Lumpur et une nuit de train, j'avais en effet gagné la côte à Penang. Là, j'embarque pour 6 heures de navigation en direction de Medan, sur la côte nord de Sumatra.
Malacca est un des détroits les plus fréquentés au monde, des centaines de cargos, méthaniers ou pétroliers empruntent ce bras de mer, passage essentiel sur la route depuis la Chine ou le Japon vers l'Inde, le Moyen Orient et l'Europe. C'est aussi l'un des détroits les plus dangereux de la planète en terme de piraterie. Je sais que nous ne risquons rien car les pirates n'attaquent que les cargos ou les yachts. Un vieux ferry rouillé plein de Malais et d'Indonésiens comme le mien ne les intéresse pas.

Voici qu'apparaissent les côtes de Sumatra, une ile continent, presque la taille de la France et 40 millions d'habitants.
Après une nuit à Medan, ville bruyante de 2 millions d'habitants, où je ne croiserai aucun Européen, je décide de prendre un bus pour Bukit Lawang, un village situé à la lisière du Parc National de Gunung Leuser.
Couvrant près d'un million d'hectares de forêt équatoriale, il s'agit d'une des réserves de biosphère les plus sauvages de la planète. C'est aussi l'un des deux derniers endroits au monde, avec Bornéo, ou vivent encore les orangs-outans dans leur milieu naturel.

orang outanBukit Lawang héberge un centre de réadaptation pour les orangs outans. En effet, de riches crétins trouvent les petits orangs outans si attendrissants qu'ils entretiennent un sinistre braconnage. Régulièrement, des mères sont abattues et leur petits vendus illégalement. Lorsque l'on parvient à les récupérer, ils sont envoyés dans ce type d'endroit où on leur enseigne les bases de la survie en forêt. Quand ils sont considérés comme autonomes, ils sont alors relâchés dans la forêt voisine.
Il ne reste aujourd'hui que 6000 de ces primates sur Sumatra. Les scientifiques évaluent qu'au rythme actuel de déforestation (80 % de leur habitat détruit depuis 20 ans), l'espèce aura totalement disparu d'ici 15 ans.
Je pars donc à la recherche de nos cousins des forêts en sursis (orang-outan signifie homme des forêts en indonésien, je suis pour ma part un orang-prancis ici, à savoir un homme de France).
Parc national de Gunung Leuser, 17 juin. Perdus dans la jungle.
Autour de nous résonne la formidable cacophonie de la forêt. Insectes, oiseaux et singes composent une symphonie sauvage alors que nous nous frayons un chemin à travers l'épaisse végétation. La forêt équatoriale est d'une densité incroyable et chaque plante lutte pour atteindre la canopée, pour atteindre la lumière, donc la vie. Chacune a sa propre stratégie : croître le plus rapidement possible comme le bambou, être le plus grand et le plus fort ou encore étrangler son voisin comme la liane. C'est une lutte à mort qui se déroule autour de nous, sur un rythme si lent qu'elle nous échappe. 

Accompagné de Bobi, le guide et de quatre autres randonneurs, dont Ed Et Dan, deux Anglais, je vais à la rencontre de mon premier orang-outan. Il s'agit d'une femelle issue du centre de réadaptation. Son retour à la vie sauvage est un succès car elle transporte un bébé dans ses bras. Habituée à la présence humaine, elle se laisse observer facilement et fait preuve de beaucoup de curiosité à notre égard.
Plus loin, nous tombons sur un mâle dominant. Il est assis sur une plateforme de branchages qu'il a lui-même confectionné. Derrière lui, perchée sur un autre arbre, nous devinons une femelle et son petit. Ils sont tous totalement sauvages et Bobi nous demande de ne pas trop nous approcher.
Mais après quelques minutes, le mâle décide que nous sommes sans doute restés trop longtemps dans les parages et que nous constituons une quelconque menace. Il se dresse alors sur sa branche et se met à descendre rapidement en notre direction. ''Run, run !'', "Courez, courez !" Notre guide nous hurle de décamper. N'écoutant que mon courage, je pars en courant, une peur animale au ventre. Derrière moi, l'orang-outan s'est arrêté, visiblement satisfait de l'effet produit sur ces étranges singes costumés venus le déranger.

juniLe soir vient et nous nous installons au bord d'une rivière pour camper. C'est là que nous rencontrons Juni, une jeune femelle de 6 ans particulièrement curieuse et douce. Nous tombons tous littéralement sous son charme. Quelle séductrice cette Juni !
Apres un savoureux curry de poulet et quelques fruits de la passion, nous nous glissons dans nos sacs de couchage. Abrité sous une hutte, je m'endors, bercé par les bruits de la forêt.

Le lendemain matin, nous marchons dans une forêt de plus en plus dense lorsque nous parvenons au sommet d'une colline d'où part un vague sentier en direction de la rivière principale. C'est au bord de cette rivière que nous devons camper ce soir et là que doivent nous rejoindre des amis de Bobi, chargés d'apporter de nourriture et de provisions d'eau.
Mais nous ne prenons pas le sentier classique et empruntons un soi-disant raccourci. Nous voici donc partis pour 3 heures de marche à travers la forêt. Nous sommes à présent très loin du village et la jungle se fait plus hostile. Nous progressons de colline en colline. Il faut à chaque fois descendre le long de pentes glissantes et grimper aussitôt des côtes à se briser les mollets, tout cela dans une chaleur infernale. Fermez votre salle de bains, mettez le chauffage à fond et faites couler un bain très chaud. Vous aurez alors une idée du degré d'humidité de l'endroit.
 
 
les 24 heures les plus terrifiantes de mon existence...
pause déjeuner
Il est environ 14 heures lorsque Bobi nous annonce que nous faisons fausse route et qu'il vaut mieux rebrousser chemin et retourner la où nous étions 3 heures plus tôt, là où part le sentier classique vers la rivière. Nous râlons un peu mais nous n'avons pas le choix. Commencent alors d'interminables cercles de colline en colline, à la recherche du fameux sentier. Nous tournons en rond, cela devient de plus en plus évident.
Je lis avec inquiétude un début de panique dans les yeux du guide. S'il panique, c'est que nous sommes vraiment dans la merde.
Soudain, nous percevons le bruit étouffé d'une rivière. L'espoir renaît, peut-être s'agit-il de la rivière principale. Nous demandons alors à Bobi de cesser de persister à trouver sa foutue colline et de descendre dans le fond de la jungle pour trouver le cours d'eau.
L'orientation dans la jungle est impossible. Un mur végétal nous entoure et nous progressons à coups de machette. Il n'y a pas plus de visibilité au-dessus de nos têtes, le ciel reste invisible sous l'épaisseur du feuillage. C'est donc à l'ouïe que nous nous dirigeons vers la rivière.
 
Après de nombreuses glissades incontrôlées, un peu de rappel à l'aide de lianes et quelques exclamations de douleur lorsque l'un d'entre nous pose par erreur sa main sur une branche hérissée d'épines, nous parvenons enfin tout au fond de la vallée. 
Le cours d'eau que nous découvrons n'est malheureusement pas celui que nous espérions. Il s'agit d'une petite rivière étroite et peu profonde qui se fraye un chemin dans une semi obscurité, entre deux à pics couverts d'une jungle épaisse.
Nous décidons malgré tout de la suivre, espérant qu'elle se jette dans la rivière principale. Nous sommes tous épuisés et anxieux. Ce cours d'eau peut tout aussi bien nous emmener plus profondément encore dans la forêt vierge. Cette forêt fait 1 million d'hectares, je réalise que c'est plus grand qu'un département français. Je l'avoue, j'ai peur.

rivièreLa nuit approche et les chutes se font plus fréquentes. Je tombe à plusieurs reprises dans la rivière lorsqu'une liane cède ou qu'une branche se brise sous mon poids. Nous n'avons que deux torches, nous ne pouvons donc pas continuer dans l'obscurité. Aussi, malgré la volonté de Bobi de poursuivre malgré le danger, Ed et moi exigeons de faire halte au bord de la rivière et d'attendre le lendemain matin pour tenter de trouver une issue. 
Au menu ce soir : 3 biscuits chacun. Nous gardons quelques fruits pour le lendemain, il vaut mieux se rationner. Nous remplissons nos bouteilles d'une eau boueuse dans laquelle je jette quelques comprimés purificateurs que je trimballe au fond de mon sac. Nous parvenons, malgré l'humidité, à allumer un feu timide grâce à la sève d'un arbre que les tribus locales utilisent comme combustible.

La nuit est tombée, commence une longue attente. Les bruits de la forêt que je trouvais la veille extraordinaires me semblent désormais hostiles. Et ces grondements de tonnerre dans le lointain ne sont pas pour me rassurer. L'orage se rapproche et la foudre se met à tomber sur la vallée où nous sommes piégés. Notre plus grande inquiétude vient à présent de la rivière. Le ciel déverse des trombes d'eau sur la vallée et le niveau de l'eau monte à vue d'œil. C'est à présent un torrent en furie qui déboule devant nos yeux et menace notre campement de fortune. Nous évoquons la possibilité d'une vague soudaine car beaucoup d'arbres morts obstruent le lit en amont mais l'idée de fuir dans la jungle, en pleine nuit, nous convainc d'attendre encore. 
Finalement, alors que nous sommes sur le point de fuir. La pluie cesse aussi soudainement qu'elle a commencé. Après une heure de terreur sous un orage infernal, nous tentons à présent de trouver le sommeil. Je suis trempé jusqu'aux os et je grelotte de froid. A moitié couché dans la boue, blotti contre mes compagnons d'infortune, je ne parviens pas à dormir.

Il doit être environ 1 h du matin lorsque j'entends un grondement. Je le signale à Bobi, recroquevillé près de moi. A l'aide d'une torche, nous scrutons les environs du campement. Nous pensons à un tigre mais c'est un ours qui tourne autour de nous. Très agressifs et potentiellement dangereux, les ours du coin ne sont pas des enfants de chœur. En toute urgence, nous ranimons le feu. Les flammes tiendront effectivement l'animal à distance et le voici qui disparaît bientôt dans l'obscurité de la jungle.

C'est épuisé et l'estomac tenaillé par la faim que je vois les premiers rayons de soleil crever le plafond végétal. Je suis retourné aux origines de l'humanité : à la merci de la nature. Nous marcherons encore toute la matinée avant de trouver enfin la grande rivière qui nous mènera au village. Les amis de Bobi nous y attendent, morts d'inquiétude et nous nous jetons sur le riz comme des affamés. Ils nous proposent de descendre la rivière sur un radeau de fortune et nous acceptons avec plaisir. Tout sauf marcher ! L'aventure se termine bien. J'ai sans doute vécu ici les émotions les plus intenses de mon existence. Emotions primitives ...
      
lac TobaMais Sumatra, ce n'est bien sûr pas que des jungles hostiles et des ours teigneux. C'est aussi une population incroyablement accueillante. Je ne compte plus les sourires, ils sont décidément trop nombreux par ici. Par ailleurs, l'île est immense et les régions à visiter innombrables et diverses. Je me concentrerai donc sur deux d'entre elles : le pays Batak, autour du lac Toba et le pays Minangkabau, sur la côte ouest, autour de Padang et Bukittinggi.

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le tourisme est quasi inexistant ici. La plupart des touristes occidentaux se concentrent en effet sur la petite ile de Bali et accessoirement sur Lombok et Java. Quelques raisons à cela : tout d'abord, des conditions de voyage parfois difficiles qui peuvent rebuter certains voyageurs. D'autre part, une peur irrationnelle de l'islam et enfin une succession de catastrophes naturelles comme le Tsunami qui a fait ici 170000 morts et les séismes dévastateurs qui secouent l'île régulièrement.
Alors, s'il est certes agréable de croiser très peu de touristes, je suis triste aussi de voir ces hôtels vides et ces artisans privés de la manne touristique alors que d'autres îles indonésiennes comme Bali concentrent la majorité des visiteurs. Sumatra mérite mieux.

totemEn pays Batak :
Apres mon trek épique, j'ai pris la route de Parapat, au bord du lac Toba. Arrivé trop tard, je passe une nuit sur place avant de prendre le premier ferry du matin pour l'ile de Samosir. Samosir, un petit paradis terrestre au beau milieu d'un lac volcanique.      
Les Bataks sont chrétiens - une anomalie dans un pays majoritairement musulman. Il y a peu encore, ils étaient connus comme de farouches guerriers cannibales. Mais la chair humaine ne figure aujourd'hui plus au menu, je m'aventure donc sans crainte chez eux.
Ils sont célèbres aussi pour leur architecture : ils bâtissent en effet de superbes maisons en bois sculpté. Et c'est dans l'une d'entre elles que je m'installe pour une semaine. 
Je passerai mes journées ici à marcher dans la campagne, faire du vélo et buller en contemplant les nuages glisser sur le lac. C'est un festival de "Hello Mister !" qui m'accompagne à chaque fois que je parcours les petites routes qui ondulent au milieu des rizières.
Le dimanche, une armada d'écoliers débarque sur l'ile. Leur objectif : traquer l'Occidental - et nous sommes peu nombreux - pour pratiquer leur anglais scolaire. Je me retrouve ainsi assailli par des hordes de collégiens qui me demandent scolairement comment je m'appelle, d'où je viens, ce que je fais, etc. Apres avoir répondu la même chose à cinquante gamins différents et posé avec le même nombre pour une photo souvenir, je finis par courir me réfugier dans ma hutte Batak !
bemoSur la route - comme dirait l'ami Kerouac : 
Comme en Inde, l'aventure en Indonésie commence sur la route.
Je teste ici l'ensemble de moyens de locomotion : assis a l'arrière d'une moto, sans casque bien sûr, un sac à dos de 15 kg sur le dos, un autre sac à la main et un chauffeur qui fonce à tombeau ouvert sur une route défoncée. Moi qui ne suis pas fan des deux-roues, je suis servi. Il y a aussi le becak. Prenez une moto, fixez-y une sorte de side-car pour deux et vous obtiendrez un becak (prononcer betcha).           
Et puis, bien entendu, il y a le bus, parfois si rouillé que le plancher laisse entrevoir la route qui défile sous vos pieds. A bord, c'est le bonheur ! A moins de mesurer 1m50, hors de question de loger vos jambes. Tout le monde fume à qui mieux mieux et le chauffeur a des tendances suicidaires. Il semble en effet en permanence tenter de percuter les véhicules qui viennent en sens inverse.
Le plus bel exemple de voyage reste sans doute la traversée de l'île d'Est en Ouest : en moyenne 30 heures sur ce qu'ils appellent ici une autoroute. Au mieux, en France, on appellerait cela un chemin forestier.
Des virages à l'infini, des nids de poule à gogo, des éboulements, des tremblements de terre et bien sûr tous nos sympathiques amis qui clopent comme des furieux. Ce qui devait arriver arrive, c'est la fête de la gerbe à bord : tout le monde vomit.

Le mandi :
mandiOubliez la douche et la baignoire, ici, c'est mandi !
Le principe est simple. A proximité immédiate des toilettes (le plus souvent à la turque), le mandi est une sorte de baignoire toute en hauteur.
La première idée qui traverse l'esprit du touriste que je suis est de tenter de s'y glisser. Mais alors, on réalise très vite qu'il est impossible de s'y asseoir et que l'eau ne vient que jusqu'à hauteur des cuisses.
Blasphème ! On ne pénètre jamais dans un mandi !
Au lieu de cela, il convient de le remplir d'eau, froide bien sûr puis de saisir l'espèce de casserole en plastique et de s'asperger joyeusement le corps en criant mandi ! Bon, on peut aussi le faire sans crier. 

Preuve du formidable sens de l'économie des Indonésiens, on utilisera aussi le mandi pour noyer ses déjections après la petite ou la grosse commission. Les toilettes, turques ou pas turques, n'étant en effet jamais munies de chasse d'eau.

rafflesiaMinangkabau, le MLF avant l'heure :
J'ai eu du mal à quitter mon petit paradis sur l'île de Samosir mais une autre région de Sumatra me tendait les bras. C'est donc vers la côte ouest que je me dirige à présent.
Voici tout d'abord Padang, puis Bukittinggi où je retrouve Simon, un Anglais rencontré en pays Batak ainsi que Claire, une Française et Jan, un Tchèque. Je passerai 5 jours en leur compagnie.
Au menu ici : ballades dans les rizières, randonnées dans la jungle à la recherche de la plus grande fleur du monde, une soirée danses traditionnelles, une invitation à un mariage local et pour conclure, un coup de foudre qui se confirme pour cette île. Sumatra me bluffe par la beauté de ses paysages et la chaleur de ses habitants.                 

maison minangkabauVoici donc les Minangkabau. Comme les Bataks, ils sont de talentueux bâtisseurs. Les toits de leurs maisons s'élancent ainsi vers le ciel en de longues pointes qui symbolisent les cornes de buffle. 
A la différence des Bataks toutefois, les Minangkabau sont musulmans. Cela ne les a malgré tout pas empêché de conserver leur organisation traditionnelle : il s'agit en effet d'une société matrilinéaire. Seules les femmes possèdent maisons et terres et le chef de la communauté est la femme la plus âgée. Autre exemple, les hommes changent de nom lorsqu'ils se marient, les femmes non.
En résumé, voici une belle illustration que l'Islam ne rime pas forcément avec soumission des femmes. En tant qu'homme, je ne la ramène donc pas trop et me contente de goûter à la plénitude des paysages où la lumière du soleil vient danser dans l'émeraude des rizières. 

vallée d'HarauMes deux dernières journées à Sumatra seront consacrées à la vallée d'Harau. Paradis perdu, cerclé de hautes falaises serties de jungles où pullulent gibbons et autres macaques. Dans cet écrin s'épanouit une étroite plaine fertile parsemée de silhouettes couronnées de chapeaux coniques.
    
Harassant travail que celui de la culture du riz. Mais les villageois ne manquent malgré tout jamais l'occasion de lever la tête à mon approche. Ils m'adressent alors leur plus beau sourire et me font presque regretter de devoir bientôt quitter cette île pour Java, la voisine, cœur politique de l'archipel.

 

commentaires {0} - Ajouter un commentaire
Publié à 12:54, le 1/11/2008, Sumatra Ouest
Mots clefs : rafflesiaharaubukit lawanggunung leuserorangs-outansorang-outan


Page précédente Page suivante
Entre Orient et Amérique Latine, ce sont des voyages pleins de rencontres et d'émotions qui ont nourri ces textes et ces impressions à chaud que je compile ici. En illustration, voici aussi quelques photographies de ceux du bout du monde et de leurs pays.


Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Album photos
Mes amis

La carte des lieux visités





Derniers articles
- A la rencontre des Mentawai, les derniers hommes libres de l'île-jungle
- Introduction au tour du monde 2007/2008
- Népal, le routard sur le toit... du monde
- Inde, premiers pas dans le tourbillon : Delhi, Rajasthan
- Inde, échappée dans le désert du Thar, sur les traces du Temple d'Or
- Inde, en chemin pour Varanasi, la ville de la mort
- Thaïlande, pause cocotiers
- Laos, sourires au fil du Mékong
- Laos, Luang Prabang et le Laos secret
- Les îles Vierges : Cap à l'Ouest
- Costa Rica, la Pura Vida
- Argentine, Patagonie, le bout du Monde
- Argentine, Buenos Aires
- Argentine et Bolivie, sur l'altiplano pour un rallye plein ciel
- Bolivie, Potosi, dans les entrailles de l'enfer
- Bolivie, des franges de l'Amazonie à La Paz
- Bolivie, le lac Titicaca, berceau du Soleil
- Pérou, la vallée sacrée c'est le Pérou !
- Pérou, en marche vers la merveille, le Machu Picchu
- Malaisie, étape malaise à Kuala Lumpur
- Indonésie, Sumatra, émotions et terreurs primitives
- Indonésie, la Javanaise
- Indonésie, Bali, Lombok, Flores, poussières de rêve sur l'océan



Rubriques