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Malaisie, étape malaise à Kuala Lumpur
Kuala Lumpur, 11 juin. Après 24 heures de voyage, via Helsinki et Bangkok, me voici dans la capitale de la Malaisie, courte escale sur le chemin qui doit me mener vers l'Indonésie.
Un petit tour de bus m'emmène de l'aéroport à la gare centrale où je me fais embarquer par un taxi vers le quartier chinois. Epuisé et le cerveau en mode veille, je ne réalise pas que le chauffeur me prend pour un Américain, voire pour un jambon mais nous sommes en pays musulman alors le doute m'habite. Pour 20 Ringgit, il me fait faire le tour du pâté de maison. J'ai à peine eu le temps de claquer ma portière qu'il me faut donc l'ouvrir de nouveau. Je remercie chaleureusement mon chauffeur pour sa vélocité et lui verse un généreux pourboire assorti d'une bordée d'insultes (barrer les mentions inutiles). Chinatown Inn Hotel. Je jette un œil à la chambre aveugle de cet hôtel borgne. Ca ira, je suis crevé et j'ai tout sauf envie de parcourir les rues de China Town en quête d'un autre hôtel. 12 heures de sommeil me tendent les bras, c'est fou ce que l'on dort bien dans une cellule sans fenêtres ! Le lendemain, frais et dispos, je me lance à la découverte de Kuala Lumpur. La capitale malaisienne est une cite plutôt moderne, hérissée de tours et de buildings. Ca respire la prospérité et les immeubles y poussent comme des champignons chinois. Le pays bénéficie en effet d'une économie plutôt vaillante : 8 % de croissance annuelle et 3,5 % de chômage. Les immigrés sont d'ailleurs nombreux ici : Chinois bien sûr mais aussi Indiens, Népalais, etc. Les principaux moteurs de croissance sont l'huile de palme et le pétrole. La Malaisie en est le premier producteur mondial. C'est la matière première essentielle de l'industrie alimentaire mondiale, vous savez la fameuse huile d'origine végétale que l'on voit fréquemment mentionnée sur les emballages de notre nourriture industrielle. Bref, la Malaisie, c'est des champs de palmiers à perte de vue. Super ! Se dit le touriste en short fraîchement débarqué de sa froide Europe. Mais le prix à payer pour ce paysage au final un peu monotone, c'est une forêt primaire qui rétrécit comme peau de chagrin. 452 mètres de verre et de métal, une passerelle suspendue entre les deux tours, voici les Petronas. Le monument a de la gueule, c'est certain. "Ladies and gentlemen, cet ascenseur nous propulse actuellement à la vitesse d'un étage par seconde, nous parviendrons donc au 45ème étage en 45 secondes". Mes voisins d'ascenseur, un groupe de Chinois armés jusqu'aux dents d'appareils photo, sont aux anges. Comme tout bon Chinois qui se respecte, l'un d'entre eux se racle bruyamment la gorge, prêt à cracher. Quant à son voisin, il n'hésite pas à lâcher une belle caisse à la trentième seconde d'ascension, il me tarde d'être au sommet. Après les tours, je pars explorer le parc de Nanas Bukit, un hectare de jungle équatoriale perdu en pleine ville. Le soir même, je pars en train pour la côte, direction Penang, où je dois prendre le bateau qui m'emmènera en Indonésie.
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